Cependant l'équipage de la comtesse Marcian Gregoryi attendait dans la rue Harlay-du-Palais. C'était bien la même voiture élégante, attelée de deux beaux chevaux noirs, que nous vîmes une fois stationner au seuil de l'église Saint-Louis-en-l'Ile.

—A l'hôtel! ordonna la comtesse en franchissant le marchepied.

Comme elle refermait la portière, une ombre se détacha de l'encoignure d'une maison voisine et glissa sans bruit vers l'équipage.

L'ombre avait presque la carrure d'un homme mais tout au plus la taille d'un enfant de douze ans.

Quand la voiture partit au galop, on aurait pu voir, en passant sous le prochain réverbère, notre ami Germain Patou cramponné au siège du laquais.

Les beaux chevaux ne s'arrêtèrent qu'à la porte cochère d'une vieille et magnifique maison située chaussée des Minimes, numéro 7.

La comtesse Marcian Gregoryi monta un escalier de grand style. Dans l'antichambre du premier étage, une vieille femme de taille virile attendait, ayant auprès d'elle un énorme chien, vautré sur les dalles. A l'entrée de la comtesse, il se dressa sur ses quatre pattes et allongea le cou comme font les chiens pour hurler.

—La paix, Pluto! fit Yanusza en son latin barbare.

Pluto savait le latin, car il se rasa, puis s'allongea et rampa jusqu'à la nouvelle venue, en balayant les dalles du poil de son ventre.

—Franz Koënig est-il arrivé? demanda la comtesse.