Au moment où Jean-Pierre et son escouade, descendant l'escalier, repassaient devant la porte ouverte du premier étage, un bruit qui venait de l'intérieur des appartements les arrêta tout a coup.

Jean-Pierre s'élança aussitôt en avant, suivi de ses agents et arriva dans le salon à deux fenêtres juste à temps pour voir une main passer à travers un carreau cassé d'avance, et tourner lestement l'espagnolette.

Germain Patou sauta dans la chambre en secouant ses cheveux baignés de sueur.

Tout en le blâmant de ce travers qu'il avait de grimper ainsi aux balcons, nous plaiderons en sa faveur plusieurs circonstances atténuantes. D'abord, les murailles du pavillon de Bretonvilliers étaient construites selon ce style monumental qui, laissant entre chaque pierre un intervalle profond, rend superflu l'usage des échelles; en second lieu, il était mû par une bonne intention; en troisième lieu, c'était avant d'être reçu docteur.

S'il eût passé sa thèse en ce temps-là, croyez que nous le regarderions comme inexcusable.

—Bonsoir, patron, dit-il; je suis venu en quatre minute trente secondes, montre à la main, de la chaussée des Minimes jusqu'ici; mais j'ai perdu plus d'un quart d'heure à rôder autour de la maison. Alors, comme la porte était close, j'ai passé par la fenêtre. Le carreau était cassé, et je voudrais savoir ce que veulent dire tous ces petits papiers qui sont là sur l'appui, et dans chacun desquels il y a un caillou. Apportez la lumière.

—As-tu trouvé? demanda Jean-Pierre Sévérin.

—J'ai trouvé la tanière, répondit Patou qui dépliait un des papiers dont il venait de parler; mais la louve s'est enfuie.

—La louve? répéta Jean-Pierre.

Patou lui serra fortement la main.