Laurent et Charlevoy furetaient. M. Barbaroux dit:

—Nous allons toujours arrêter ce gaillard-là!

René, cependant, secoué par la rude main de Gâteloup, ne bougeait point.

Germain Patou déboucha tour à tour les deux flacons et en flaira le contenu en les passant rapidement à plusieurs reprises sous ses narines gonflées.

Il avait l'odorat sûr comme un réactif.

—Opium turc, dit-il, haschisch de Belgrade: suc concentré du Papaver somniferum. Patron, ne vous fatiguez pas, vous le tueriez avant de l'éveiller.

Chacun voulut voir alors, et M. Barbaroux lui-même mit son large nez au-dessus du goulot comme un éteignoir sur une bougie.

—Ça sent le petit blanc, déclara-t-il, avec du sucre.

Charlevoy et Laurent auraient voulu goûter.

—Il faut pourtant qu'il s'éveille! prononça tout bas Gâteloup. Lui seul peut nous mettre désormais sur les traces de la vampire!