Au-dehors, Médor s'agenouilla, écoutant la voix de plus en plus changée qui disait:

—Plus jamais! mon petit cœur! mon amour chéri! Justine! Est-ce possible, tout cela! Tu étais là! je vois la forme de ton corps... et tu me souriais derrière ces fleurs, si jolie! oh! si jolie!

Elle se pencha pour baiser avec fièvre l'oreiller, le bonnet, les fleurs flétries, tout ce que Petite-Reine avait touché. Ses yeux brûlaient et n'avaient plus de larmes.

Ses narines se gonflaient, cherchant l'émanation adorée...

Puis elle tomba sur ses genoux et rapprocha le flambeau du sol.

Il y avait là deux traces de petits pieds nus sur la poudre du carreau.

Lily contempla ces empreintes, plongée qu'elle était dans une navrante extase. Elle lâcha le flambeau pour mettre ses deux mains à terre, elle se coucha à plat ventre, et les deux traces furent effacées à force de baisers.

—Ayez pitié, mon Dieu! je ne vous ai rien fait! Notre père qui êtes au ciel, que votre nom soit béni, que votre règne arrive...

Et de l'autre côté de la porte, Médor, pauvre créature, balbutiait aussi! les paroles du Pater Noster.

Dieu devait entendre, pourtant!