—Madame Canada t'invite à prendre le café noir.

Et pendant qu'on prenait le café, madame Canada s'informa du lieu où perchait maintenant le père Justin. Elle avait besoin de le voir et de le consulter.

—Au sujet de choses, ajouta Échalot, qui sont des mystères et des délicatesses par rapport à notre fille d'adoption dont tu n'as pas besoin d'en connaître le secret ni le bel avenir.

Médor promit de conduire le ménage Canada chez le père Justin. Mais, en regagnant son trou, il se disait:

—Il y a donc un secret! à qui ressemble-t-elle?

La veille du jour où nous sommes, au matin, Médor avait rencontré mademoiselle Saphir qui se rendait, selon son habitude, à la messe de Saint-Pierre-du-Gros-Caillou.

Et vraiment, avec sa toilette simple et presque austère, elle vous avait si bien l'air d'une demoiselle de bonne maison!

Assurément, monsieur le curé, qui avait remarqué sa piété modeste, se serait fâché tout rouge si vous lui aviez dit que sa nouvelle paroissienne était une saltimbanque.

Médor la regarda bien comme il faut, et quand il fut tout seul une idée lui poussa.

—C'est au père Justin qu'elle ressemble, se dit-il tout à coup, non pas au père Justin d'aujourd'hui, mais au crâne jeune homme qui vint, dans les temps, rue Lacuée, n° 5,—à l'homme du château, quoi!