Saladin s'y prêta de bonne grâce; il prit la robe, il la passa, il l'agrafa et puis il alla se rasseoir.
—Ma parole! ma parole! fit mademoiselle Guite émerveillée, il n'y a pas beaucoup de marquis comme vous, monsieur de Rosenthal!
—Dépêchons, trésor, répondit Saladin; la voiture attend en bas.
Mademoiselle Guite jeta son petit chapeau en équilibre sur ses cheveux crêpés à la diable et tous deux descendirent.
En bas il y avait, en effet, une voiture, et dans la voiture un homme, portant un costume râpé dont la coupe était puissamment hétéroclite, attendait, assis sur la banquette de devant. Près de lui était une grande boîte plate, ressemblant assez à la boutique d'un peintre en bâtiment.
Il ôta sa casquette d'un air gauche, quand Saladin et Guite prirent place sur la banquette de derrière.
Le fiacre s'ébranla aussitôt, descendit à la Seine, traversa le Pont-Neuf, et s'arrêta devant une maison de bonne apparence, dans la rue Guénégaud, non loin des bâtiments de la Monnaie.
Il y avait eu peu de paroles échangées pendant le trajet. Mademoiselle Guite ayant demandé:
—Enfin, qu'est-ce que nous allons faire?
Monsieur le marquis avait répondu simplement: