—Je suis, répondit mademoiselle Guite, qui se redressa dans son orgueilleuse colère, je suis madame la marquise de Rosenthal, et prenez garde à vous!
L'étranger respira comme si on lui eût enlevé un poids de dessus le cœur.
En un tour de main, madame la marquise de Rosenthal fut bâillonnée de nouveau et liée comme un paquet.
L'étranger, après l'avoir déposée sur le divan, éteignit la lampe, sortit et referma la porte à clef.
La pluie recommençait à tomber, et le vent qui criait dans les arbres annonçait un redoublement de bourrasque.
L'étranger siffla doucement; Médor accourut.
—Il y a une porte ouverte là, dit-il en montrant le corps de logis du côté des appartements de madame de Chaves, où l'on voyait maintenant briller de la lumière.
—Qu'as-tu vu? demanda le maître.
—Rien du dehors, mais, de l'intérieur, j'ai vu ouvrir cette porte. Quatre hommes sont sortis avec une lanterne qui m'a montré une figure de connaissance: le vieux jeune premier empaillé que j'avais vu avec monsieur le duc sur l'estrade du théâtre de mademoiselle Saphir. Les hommes ont longé la maison à pas de loup et sont entrés là-bas.
Il désignait du doigt la partie du rez-de-chaussée affectée aux bureaux de la Compagnie brésilienne.