Mais, d'un autre côté, compère le loup était tout seul dans la cabane avec le petit chaperon rouge, tandis que Saladin avait ici des centaines de témoins qui le gênaient.

La corde à sauter l'avait, il est vrai, rapproché de Justine; mais le bosquet était désormais encombré.

C'était de l'enthousiasme que Justine excitait. Tout le monde la regardait, tout le monde voulait lui donner une caresse. Les difficultés de l'entreprise augmentaient au lieu de diminuer.

Saladin se retira discrètement au second rang. Deux heures sonnaient à l'horloge du Muséum.

—Veux-tu te reposer, trésor? demanda la Bergère à Petite-Reine.

—Non, répondit l'enfant insatiable, je veux jouer aux quatre coins.

Elle était toujours obéie. Le jeu des quatre coins commença. Madame Saladin, appuyée contre un arbre, se disait:

—C'est la lune à prendre avec les dents, quoi, mauvaise affaire! On ne peut pas escamoter ça en plein jour comme une muscade. J'avais compté sur les animaux, sur le labyrinthe et le tremblement. Rien de tout ça! Pas même un embarras d'omnibus à espérer. Rasé! chou blanc! cent quatorze sous de perdus! Va bien! je renonce au commerce!

Je ne crois pas qu'il y ait une providence pour les loups, et pourtant, vous allez voir.

Au moment où madame Saladin, perdant courage, allait peut-être jeter le manche après la cognée, un grand mouvement se fit du côté de la grille de la rue Buffon: c'était une pension du voisinage qui venait promener ses premières communiantes. En même temps, par la place Valhubert, un collègue entra. Ce n'est pas tout: le théâtre des bêtes en cage fermait; le flot des curieux établit son cours par l'allée des néfliers du Japon et descendit vers les bosquets, tandis que les visiteurs du Muséum revenaient par l'allée Buffon.