—Nous allons arriver à de plus grosses infamies.—Passepoil!
—Cocardasse! répondit le Normand.
—Puisque M. de Peyrolles ne se rend pas, à ton tour de prêcher, mon bon!
Le Normand rougit jusqu'aux oreilles et baissa les yeux.
—C'est que, balbutia-t-il, je ne sais pas parler en public.
—Veux tu marcher! commanda maître Cocardasse en relevant sa moustache; a pa pur! ces messieurs excuseront ton inexpérience et ta jeunesse.
—Je compte sur leur indulgence, murmura le timide Passepoil.
Et, d'une voix de jeune fille interrogée au catéchisme, le digne prévôt commença:
—M. de Peyrolles a bien raison de tenir son maître pour un parfait gentilhomme. Voici le détail qui est parvenu à ma connaissance; moi, je n'y vois point de malice, mais de méchants esprits pourraient en juger autrement. Tandis que les trois Philippe menaient joyeuse vie à Paris, si joyeuse vie, que le roi Louis menaça d'envoyer son neveu dans ses terres... je vous parle de deux ou trois ans; j'étais au service d'un docteur italien, élève du savant Exili, nommé Pierre Garba.
—Pietro Garba de Gaëte! interrompit Faënza; je l'ai connu... c'était un noir coquin!