—Ah çà! fit Oriol, savez-vous une idée qui me vient? Cette assemblée de famille... si c'était pour un divorce!

On se récria d'abord, puis chacun convint que la chose n'était pas impossible.

Personne n'ignorait la profonde séparation qui existait entre le prince de Gonzague et sa femme.

—Ce diable d'homme est fin comme l'ambre, reprit Taranne, il est capable de laisser la femme et de garder la dot!

—Et c'est là-dessus, ajouta Gironne, que nous allons donner nos votes.

—Qu'en dis-tu, toi, Chaverny? demanda le gros Oriol.

—Je dis, répliqua le petit marquis, que vous seriez des infâmes, si vous n'étiez des sots...

—De par Dieu! petit cousin, s'écria Nocé, tu es à l'âge où l'on corrige les mauvaises habitudes; j'ai envie...

—La la! s'interposa le paisible Oriol.