Jonas était bon prince; il renvoyait à la Baleine. Mais on voulait Jonas.

C'était plaisir que de signer sur sa bosse. On eût signé pour signer, tant Jonas y mettait de bonne grâce.

Et puis, il n'avait pas la langue dans sa poche. Ces bossus, vous savez, ont tant d'esprit! On citait déjà ses bons mots.

Aussi, la Baleine le guettait.

Quand il eut fini de dîner, il cria de sa petite voix aigrelette:

—Soldat, mon ami, veux-tu de mon poulet?

La Baleine avait faim, mais la jalousie le tenait.

—Petit maraud, s'écria-t-il, tandis que Médor poussait des hurlements,—me prends-tu pour un mangeur de restes?

—Alors envoie ton chien, soldat, repartit paisiblement Ésope II, et ne me dis pas d'injures.

—Ah! tu veux mon chien! rugit la Baleine, tu vas l'avoir! tu vas l'avoir!