Et la cohue de s'agiter follement.

—Mademoiselle, dit Cocardasse en dessinant un profond salut, qui fut perdu faute de quinquet, permettez-moi de vous offrir...

Dona Cruz était déjà à l'autre bout de la chambre.

Là, elle rencontra deux autres mains, moins poilues, mais plus calleuses, qui étaient la propriété de frère Amable Passepoil. Cette fois, elle réussit à pousser un grand cri.

—Le voici! le voici! disait la foule.

Le cri de la pauvre dona Cruz fut perdu comme le salut de Cocardasse.

Elle échappa à cette seconde étreinte, mais Cocardasse la serrait de près. Passepoil et lui s'arrangeaient pour lui fermer toute autre issue que la porte du perron. Quand elle arriva auprès de cette porte, les deux battants s'ouvrirent. La lueur des réverbères éclaira son visage. Cocardasse ne put retenir un mouvement de surprise.

Un homme qui se tenait sur le seuil, en dehors, jeta une mante sur la tête de dona Cruz. On la saisit demi-folle d'effroi et on la poussa dans la chaise, dont la portière se referma aussitôt.

—A la petite maison derrière Saint-Magloire! ordonna Cocardasse.

La chaise partit. Passepoil rentra, frétillant comme un goujon sur l'herbe. Il avait touché de la soie! Cocardasse était tout pensif.