Mais, dans l'ombre d'un massif d'orangers en caisse qui flanquait l'angle du pavillon, il y avait deux hommes qui semblaient à l'affût.

Gonzague et son factotum M. de Peyrolles.

Ils étaient là pour Lagardère, qu'on s'attendait à voir paraître d'instant en instant.

Gonzague dit quelques mots à l'oreille de Peyrolles.

Celui-ci s'aboucha avec demi-douzaine de coquins à longues épées embusqués derrière le massif. Tous s'élancèrent sur les pas de nos deux braves qui venaient de monter le perron, escortant toujours leur domino rose.

M. le Bréant ouvrit la porte de la cour aux Ris, comme Lagardère s'y était attendu.

Seulement, il l'ouvrit deux fois. La première pour Aurore et son escorte, la seconde pour M. de Peyrolles et ses compagnons.

Lagardère, lui, s'était glissé jusqu'au bout du sentier pour voir si sa fiancée atteindrait le pavillon sans encombre.

Quand il voulut regagner la loge, la route était barrée, un piquet de gardes françaises fermait l'avenue.