Le bossu était justement au devant de sa niche et dardait un coup d'œil perçant vers les fenêtres de Gonzague.

A la vue de ce dernier, le bossu baissa les yeux et salua respectueusement.

Gonzague regarda encore son caillou.

—Nous saurons cela, murmura-t-il; nous saurons tout cela... J'ai idée que la journée vaudra la nuit... Va, mon ami Peyrolles: voici ma chaise... A bientôt!

Peyrolles obéit.

M. de Gonzague monta dans sa chaise et se fit conduire au pavillon de dona Cruz.

En traversant les corridors, pour se rendre chez madame de Gonzague, Peyrolles se disait:

—Je n'ai pas pour la France, ma belle patrie, une de ces tendresses idiotes, comme j'en ai vu parfois... Avec de l'argent, on trouve des patries partout... Ma tirelire est à peu près pleine, et, dans vingt-quatre heures, je puis faire ma main dans les coffres du prince... Le prince me paraît baisser... Si les choses ne vont pas mieux d'ici à demain, je boucle ma valise et je vais chercher un air qui convienne davantage à ma santé délicate... Que diable! d'ici à demain, la mine n'aura pas eu le temps de sauter!»

Cocardasse junior et frère Passepoil avaient promis de se multiplier pour mettre fin aux incertitudes de M. le prince de Gonzague.