En arrivant chez Gonzague le matin de ce jour, ils étaient d'autant mieux convaincus de la fin violente de Lagardère, qu'ils s'étaient rendus, dès l'aube, à la maison de la rue du Chantre dont ils avaient trouvé les portes forcées.
Le rez-de-chaussée était vide: les voisins ne savaient pas ce qu'étaient devenus la belle jeune fille, Françoise et Jean-Marie Berrichon.
Au premier étage, auprès du coffre dont la fermeture était brisée, il y avait une mare de sang. C'en était fait; les coquins qui avaient attaqué cette nuit le domino rose qu'ils étaient chargés de défendre avaient dit vrai: Lagardère était mort.
Mais Gonzague lui-même venait de leur rendre l'espoir par la commission qu'il leur avait donnée. Gonzague doutait; Gonzague voulait qu'on lui retrouvât le cadavre de son mortel ennemi.
Gonzague avait assurément ses raisons pour cela. Il n'en fallait pas plus à nos deux braves pour trinquer gaiement à la santé de Lagardère vivant.
Quant à la seconde partie de leur mission: chercher les deux braves qui avaient défendu Aurore, c'était chose faite.
Cocardasse se versa rasade et dit:
—Il faudra trouver une histoire.
—Deux histoires, répondit frère Passepoil: une pour toi, une pour moi.