Il y avait pourtant là deux âmes en peine qui ne prenaient point part à l'allégresse générale. Cocardasse et Passepoil avaient suivi régulièrement, pendant dix minutes environ mademoiselle Cidalise et son domino rose. Puis, le domino rose de mademoiselle Cidalise avait tout à coup disparu, comme si la terre se fût ouverte pour l'engloutir.
C'était derrière le bassin, à l'entrée d'une porte de tente en feuilles de papier gaufré représentant des feuilles de palmier. Quand Cocardasse et Passepoil y voulurent entrer, deux gardes françaises leur croisèrent la baïonnette sous le menton.
La tente servait de loge à ces dames du corps de ballet.
—Capédébiou! mes camarades..., voulut dire Cocardasse.
—Au large! lui fut-il répondu.
—Mon brave ami..., fit à son tour Passepoil.
—Au large!
Ils se regardèrent d'un air piteux.—Pour le coup, leur affaire était bonne! ils avaient laissé envoler l'oiseau confié à leurs soins. Tout était perdu.
Cocardasse tendit la main à Passepoil.
—Eh! donc, mon bon! dit-il avec une profonde mélancolie, nous avons fait ce que nous avons pu...