Puis, sentant qu'Aurore tremblait tout à coup dans ses bras:
—Pauvre chère enfant! reprit-elle,—comme la voilà pâle...
—J'ai peur, ici, quand je suis toute seule, balbutia Aurore;—ces valets, ces servantes... tout me fait peur...
—Tu n'as rien à craindre, répondit dona Cruz;—ces valets, ces servantes savent que je t'aime... ils croient que mon pouvoir est grand sur l'esprit de Gonzague...
Elle s'interrompit et parut réfléchir.
—Il y a des instants où je le crois moi-même, poursuivit-elle;—l'idée me vient parfois que Gonzague a besoin de moi...
A l'étage supérieur le bruit redoublait.
Dona Cruz se leva et reprit le verre de champagne qu'elle avait déposé sur la table.
—Conseille-moi... Guide-moi! dit Aurore.