Dame Françoise jeta un regard de côté vers dona Cruz qui était toujours immobile.
—Écoutez donc, fit la bonne femme; une fille qui chantait et qui dansait sur la plaza-santa,—ce n'était pas une belle et bonne société pour l'héritière d'un duc.
La princesse se tourna vers dona Cruz et vit une larme briller aux longs cils de sa paupière.
—Vous n'aviez pas d'autre reproche à faire à votre maître? dit-elle.
—Des reproches! se récria dame Françoise; ceci n'est pas un reproche... d'ailleurs la fillette ne venait pas souvent... et je m'arrangeais toujours pour surveiller...
—C'est bien, bonne femme, interrompit la princesse; je vous remercie... retirez-vous... vous et votre petit fils, vous faites désormais partie de ma maison.
—A genoux! s'écria Françoise Berrichon, en poussant rudement Jean-Marie.
La princesse arrêta cet élan de reconnaissance, et, sur un signe d'elle, Madeleine Giraud emmena la vieille femme avec son héritier.
Dona Cruz se dirigeait aussi vers la porte.
—Où allez-vous, Flor? demanda la princesse.