Cette communication aura un caractère tout officieux. Elle n'entraînera pour vous aucun désagrément. Il est, en effet, à espérer que vous céderez à des conseils que mon âge et l'intérêt que je porte à mon jeune collègue L. Thibaut m'autorisent à vous offrir.
Veuillez agréer, Madame, mes hommages empressés.
Pièce numéro 18 bis
(Écrite et signée par Mme veuve Thibaut.)
Dieppe, 5 mai 1865 (par la poste).
À Mme veuve Péry de Marannes.
Madame.
Quoique n'ayant en aucune façon l'honneur de vous connaître personnellement, je prends la liberté de m'adresser à vous pour vous prier de mettre fin à une situation très pénible, et qui menace de devenir dangereuse.
Mon fils, M. L. Thibaut, juge au tribunal de première instance, n'a pas de fortune patrimoniale, mais sa position lui permet de viser à un mariage avantageux.
J'ajoute que, jusqu'à présent, sa conduite exemplaire doublait les chances qu'il peut avoir de s'établir honorablement.