La jeune fille, elle, avait disparu; nul ne peut dire quand ni comment.

Le maître de l'établissement dont elle était également connue la désigne sous le nom de F....

On a trouvé parterre, auprès de la table—ceci n'est qu'un on-dit—un mouchoir souillé de sang, ayant appartenu à la fille F... et un petit étui ou paquet contenant une demi-douzaine de cartes photographiques qui seraient des portraits de la même fille F....

M. A. de R..., venait de faire un héritage. Il était sur le point de se marier. On attribue ce meurtre à la jalousie. La justice informe activement.»

C'était terriblement clair. J'allais pourtant exprimer un doute, fondé sur ce fait que le journal ne donnait que des initiales, lorsque M. Louaisot me tendit une seconde fiche plus étroite qu'il venait de découper délicatement avec des ciseaux dans le corps même de sa lettre.

Je lus ce qui suit:

...Vous avez déjà deviné: R. désigne Rochecotte et F. Fanchette. Je le sais d'une façon trop certaine.

Ce que le journal ne dit pas, c'est que cette malheureuse a été vue par un témoin sur le bord de la rivière, tout égarée et comme folle.

Elle tenait encore à la main une paire de ciseaux tout sanglants.—Ce serait avec des ciseaux que le meurtre aurait été commis!—Elle avait les mains souillées de taches rouges et des cheveux, arrachés dans la lutte, se collaient horriblement à ses doigts....

Les uns disent qu'elle s'est noyée entre le Point-du-Jour et le pont de Grenelle, les autres, qu'elle est parvenue à s'évader...»