Mon moyen pour arriver là est bien chanceux.
Ma lettre doit subir un examen préalable auquel j'ai consenti; je ne puis rien vous dire de plus, sinon que je reste votre amie bien dévouée.
Note de Geoffroy.—Le papier gardait en plusieurs endroits des traces de larmes. À la signature qui ne portait que le nom de Jeanne, Lucien avait ajouté de sa main: «Péry».
Le numéro suivant avait cette mention, également de la main de Lucien: «La présente pièce, qui est ma prétendue lettre, ne me fut remise que plus tard et par Jeanne elle-même. C'est un faux.»
Pièce numéro 31 bis
(Écriture imitant assez habilement celle de L. Thibaut. Signature du même, également contrefaite.)
Paris, 1er juillet 1865.
À Mlle Jeanne Péry de Marannes, pensionnaire, au couvent de la Sainte-Espérance, en ville.
Mademoiselle,
Dans les termes où nous sommes ensemble, je me crois autorisé à vous écrire la présente. J'ai trop d'honnêteté pour saisir l'occasion de vous y glisser un mot de tendresse, et vous me tiendrez bon compte de cette réserve qui coûte à mon cœur.