Mais il y a un milieu, et mon devoir est de vous dire que tout ce qui porte la robe à Yvetot manifeste tout haut son étonnement de votre absence prolongée.

L'autre jour, M. Pivert, notre substitut—un garçon d'avenir, celui-là,—demandait si quelque loi nouvelle, à lui inconnue, autorisait ainsi les juges de première instance à faire l'école buissonnière.

Vous comprenez, je le suppose, mon jeune ami, que je prends avec vous ce ton léger pour rendre la leçon moins amère. Je suis à cent lieues d'avoir l'intention de vous désobliger.

Cela va même si loin que je m'abstiendrai de vous dire quels désagréments pourraient résulter pour vous d'une prolongation de séjour à Paris, et je vous serre la main sans diminution aucune de bienveillance ni d'amitié.

Pièce numéro 34

(Sur papier timbré. Extrait.)

Copie d'une requête, à fin de perquisition, adressée par M. Lucien Thibaut à MM. les président et juges du tribunal de première instance de la Seine, fondée sur l'articulation de ce fait que la demoiselle Jeanne-Marguerite-Marie Péry de Marannes, fille mineure, âgée de dix-huit ans, serait retenue en charte privée et contre sa volonté, au domicile du sieur Louaisot de Méricourt, agent d'affaires, tenant bureau de renseignements, rue Vivienne, passage Colbert, à Paris, lequel Louaisot n'est ni le parent, ni le tuteur, ni le mandataire des parents ou tuteur de ladite demoiselle Jeanne Péry.—Enregistré.

Pièce numéro 35

(Papier timbré. Extrait.)

Mandat de perquisition aux fins de la requête ci-dessus, délivré à M. le commissaire de police du quartier de la Bourse.