—Bah! fit-elle. Alors je ne comprends pas.
—Ce que je veux, Madame....
—C'est une donation entre vifs, n'est-ce pas?
—Fi donc! Je n'ai jamais pensé....
—Qu'à mon testament, fait en faveur de Mlle Jeanne? C'est encore bien de la bonté de votre part!
—Madame, repris-je sévèrement, je n'ai pensé à rien, à rien qui puisse motiver vos sarcasmes. Il ne s'agit que d'une apparence. En mon nom comme en celui de Jeanne, je vous déclare que nous n'accepterions rien de vous. Mais il faut que ma mère consente, et pour qu'elle consente il faut qu'elle croie Jeanne votre héritière, au moins pour une part.
—Pour une bonne part? demanda-t-elle les lèvres serrées. Je répondis:
—Pour une part convenable.
Sur ce mot elle éclata de rire si brusquement et d'une façon si provocante, que j'en serais resté décontenancé en tout autre moment. Mais à cette heure, j'étais d'acier.
—Il le faut! dis-je tout uniment.