On savait que le mariage religieux aurait lieu immédiatement après le mariage civil.
M. Pivert,—et si je vous parle souvent de lui, ce n'est pas ce que vous croyez, au moins, quoi qu'il y ait des noms beaucoup plus ridicules que le sien, c'est qu'il a un rôle, un très grand rôle dans l'histoire.
M. Pivert, donc, était avec nous par hasard.
Je l'aurais cru très curieux de voir la mariée, car les circonstances avaient fait jusque-là qu'il ne s'était jamais rencontré avec elle, mais il ne songeait pas du tout à la mariée, ni à rien de tout ce qui nous mettait en fièvre.
Il avait sa préoccupation à lui tout seul. Il était distrait, malheureux: sur des épines!
Il faut bien pourtant que je vous dise pourquoi. C'est toujours la fameuse affaire: l'affaire du Point-du-Jour ou des Ciseaux, comme vous voudrez l'appeler.
Ah! j'ai beau vous mettre sur la voie, ne cherchez pas à deviner, Mariquita, ma chère. Moi qui ai vu, vu de mes yeux, je suis tentée de ne pas croire.
Il y a donc que, ce matin même, par la première levée, M. Pivert avait reçu de votre Cressonneau, retour d'Étretat, un gros paquet officiel.
Le paquet contenait d'abord une verte semonce d'un des chefs du parquet de Paris, puis des pièces prouvant la présence de Fanchette Hulot à Yvetot, puis encore un mandat d'arrêt avec la manière de s'en servir, puis enfin quelque chose de poli et de précis qui disait à ce malheureux Pivert que s'il manquait son coup, cette fois, il serait mis à pied.
Vous jugez s'il était à la noce! Je méprise le jeu de mots qui pourrait jaillir de ce rapprochement.