Je me retournai sur celui qui allait atteindre l'autre Jeanne, et je le précipitai le front sur le pavé.

En ce moment, je me souviens bien que j'entendis la voix de la quêteuse qui disait, à moi, sans doute:

—Nous sommes trahis! c'est un guet-apens!

Je ne la vis plus après cela.

Je ne vis plus que ma petite Jeanne, entourée par trois hommes.

Le quatrième, car ils restaient quatre debout, me barrait le passage.

Je bondis à sa gorge comme un loup. Nous luttâmes. Il était fort. Il me mit dessous.

Pendant que nous luttions,—et que je ne voyais plus rien, car le corps de mon adversaire me couvrait,—j'entendais la voix de Jeanne qui s'éloignait, criant:

—Au secours, Lucien, au secours!

Mes doigts se crispaient autour de cette gorge que j'avais entre les mains. Je ne me défendais pas, j'essayais d'étrangler.—La gorge râla.