Car tu vas être ici vers deux heures. C'est si loin, Belleville! Je changerai de logement pour me rapprocher de toi, quand même je devrais perdre le sirop Chapart.

Je te disais l'autre jour que j'ignorais ce que tu pourrais faire pour moi. J'étais mort. Je suis vivant aujourd'hui. Je sais ce que tu feras.

Ou plutôt ce que nous ferons, car je veux travailler avec toi nuit et jour.

Il y a une Fanchette! Nous possédons un point de départ.

Mais d'abord, retrouvons Jeanne. C'est facile. Quand je tiens quelqu'un à la gorge, c'est un collier de fer. Louaisot sait où est Jeanne. Je le lui demanderai dans le langage que j'ai tenu à l'homme étranglé.

Tu verras le trésor de renseignements que j'ai amassé. Nous sommes dans les délais pour former opposition à l'arrêt du 2 décembre. Jeanne sera réhabilitée,—quand je devrais traîner Fanchette aux pieds de la Cour!

Et quand même rien de tout cela ne serait possible, quand notre dernière ressource serait la fuite, partout où elle sera, j'aurai ma patrie.

Deux heures qui sonnent! la route est longue et la grande rue monte. Je t'attends.

J'ai fermé ma fenêtre. L'air est froid. Ou bien, c'est moi peut-être qui ai des frissons....

Deux heures et demie! Aujourd'hui tu viendras trop tard, Geoffroy. Je sens l'autre moi qui pousse ma pensée hors de mon cerveau. Le voilà. Ma plume tombe....