—Tu épouses Olympe Barnod, je parie?
—Parbleu!
—Mais il faut au moins qu'elle soit veuve!
—Ça tombe sous le sens, papa. Elle le sera.
Il y eut un silence pendant lequel ils se regardèrent fixement tous les deux. Le bonhomme baissa les yeux le premier.
—Mais, reprit-il, d'une voix que je trouvais singulièrement changée: Olympe Barnod ne sera pas héritière si elle devient veuve.
—Elle aura un enfant, repartit le fils Jacques sans hésiter.
—Si le bon Dieu le veut, oui, mais en ce cas-là même, il y aura toujours deux lignes entre elle et l'héritage du dernier vivant: la têtée Rochecotte et la têtée Péry de Marannes.
—Papa, répondit le fils Jacques, il suffira peut-être du temps pour éteindre ces deux lignes-là.
Le bonhomme, au lieu de répliquer, prit la lampe qui était sur sa table et monta l'escalier de ma soupente.