La foudre l'avait touché.
Tout à coup. Louaisot entrouvrit sa redingote, prit un pistolet sous le revers et le mit dans la main du vieillard en criant:
—Punissez-moi!
—Toi! fit le marquis, reculant comme s'il avait en devant lui un reptile. Ce serait toi.... Elle!!!
—C'est moi, mais je suis plus infâme que vous ne le croyez.... C'est moi... moi seul... elle est pure comme les anges!
Le marquis dont la main tremblait convulsivement, appuya le pistolet sur la tempe de Louaisot.
En sentant le froid de l'acier, Louaisot eut une grimace autour de la bouche, cela ne dura pas la dixième partie d'une seconde. Il se redressa, regarda le marquis en face et croisa ses bras sur sa poitrine. Le souffle me manqua.
Je ne croyais pas qu'une chose pareille fût possible.
Et pourtant, Louaisot devait faire encore plus fort que cela dans l'affaire du codicille. C'était un grand, un immense comédien! Au moment où j'attendais l'explosion, voyant déjà la cervelle du patron jaillir contre la muraille. M. de Chambray jeta au loin le pistolet.
Louaisot avait joué son va-tout avec une audace sans nom.