Louaisot dit en commençant:
—Le petit Lucien ne va pas mal, je viens de le voir en passant. C'est un beau gamin. La bonne femme prétend que vous l'aimez comme une folle. Moi, je refoule un peu mes sentiments, c'est une nécessité de situation. Mais j'ai le cœur tendre au fond, Madame et chère ancienne pupille.
Olympe demanda d'une voix sourde:
—Que voulez-vous de moi?
—D'abord des nouvelles de ce bon M. de Chambray.
—Il se meurt.
—Bien. Nous en arriverons tous là un jour ou l'autre. Savez-vous quelque chose du testament qu'il a fait?
—Je ne sais rien.
—C'est un tort. Il faut toujours savoir. Votre ignorance rend notre présente entrevue inutile. Avant de vous dire comme vous m'avez fait l'honneur de me le demander, ce que je veux de vous—il appuya fortement sur ces mots,—il faut de toute nécessité que je sache le contenu de ce divin testament. Vous pouvez donc retourner à votre pieux devoir, Mme la marquise. J'aurai l'avantage de vous revoir dans la soirée, ou dans la nuit.
Il salua. La marquise Olympe se retira sans répondre.