—Mme la marquise, dit-il depuis mon arrivée, est dans un état de prostration qui doit inquiéter. Quand on m'a montré pour la première fois le malade, j'ai cru qu'il était trop tard, mais le spasme a cédé à une médication énergique.

—Puis-je demander le nom de M. le docteur? interrogea timidement Pouleux.

—Chapart, Dr Chapart, directeur de la maison Chapart, rue des Moulins à Belleville. C'est un établissement qui jouit de quelque notoriété.

—J'en ai beaucoup entendu parler, dit Pouleux qui salua d'un air aimable.

Le médecin de Paris rendit le salut et reprit.

—Au lieu et place de Mme la marquise, dont la santé personnelle va nécessiter tout à l'heure de grands soins, puis-je rendre compte de ce qui a nécessité l'envoi d'un message à M. le notaire? Est-ce légal?

—Mais parfaitement, mais parfaitement, répondit Pouleux. Ah! je crois bien! Pourquoi pas?

—D'ailleurs poursuivit le médecin, Mme la marquise pourra me rectifier si ma mémoire s'égare. Et il y avait en outre ici une servante... je ne la vois plus.

—Si fait présent! dit Louette en masculin.

—Très bien. Voici donc les faits: Aussitôt que M. le marquis de Chambray a repris connaissance, c'était il y a une heure environ, il a regardé tout autour de lui, disant—si on peut appeler cela dire,—murmurant plutôt: