Ni moi non plus, du reste.
C'était un rêve décent que toute mère aurait pu souhaiter à sa fille: un rêve agrafé jusqu'au menton, un rêve sage comme une image.
Quand vous me parliez de vos divinités. Albert ou toi, je répondais en chantant les louanges de ma petite voisine d'Yvetot qui était un peu la parente de Rochecotte: Olympe—Mon Olympe, comme vous disiez en vous gaussant de moi.
Par le fait, mon rêve, Mlle Olympe Barnod, était, au dire de Rochecotte lui-même, beaucoup plus jolie que la plupart de vos déesses. Je n'ai connu au monde qu'une seule femme encore plus charmante qu'Olympe, et c'est d'elle que je vais enfin t'entretenir.
Du reste, je n'eus pas la peine d'être infidèle à mes adorations de bambin. Quand je revins au pays après ma thèse, Mlle Olympe, au lieu de m'attendre, s'était fort avantageusement mariée.
Elle s'appelait Mme la marquise de Chambray.
Voilà donc un pas de fait, Dieu merci: je t'ai laissé voir qu'il s'agissait d'amour.
Elle a nom Jeanne. Elle est de famille noble. Tu as beaucoup connu son père à Paris. Seulement, tu ne l'as pas connu sous le nom que Jeanne porte.
Nous l'appelions, tout le monde l'appelait le baron de Marannes, et c'était bien son nom, mais ce n'était pas tout son nom. En réalité, il se nommait M. Péry de Marannes.
Ce n'était pas avec moi qu'il était lié là-bas, c'était avec vous, les amis de la joie. À soixante ans qu'il avait, il était trop jeune pour moi.