Je vais finir maintenant par le plus important, au point de vue de l'avenir: la guerre déclarée entre M. Louaisot de Méricourt et son ancienne pupille, Olympe.

Cette guerre a pour origine l'implacable obstination du patron qui veut les millions de la tontine, et qui ne peut les avoir légitimement qu'en devenant l'époux de Mme la marquise.

Celle-ci lui a dit non une fois. Elle n'est pas de celles qui reviennent.

Alors le patron s'est remis à travailler sur de nouveaux frais. Voilà un homme laborieux et que rien ne décourage!

Il a filé, il a tissé, il a tendu une seconde toile d'araignée pour y prendre la marquise elle-même.

Ceci explique plusieurs de ses démarches qui ont pu paraître au moins singulières. Après avoir été l'homme lige de Mme de Chambray, il l'attaque sournoisement souvent, parfois ouvertement. C'est un siège en règle.

Le feuilleton—est-ce assez mauvais!—du journal Le Pirate fait partie de l'artillerie de siège.

Je termine ici cette espèce de chronique à laquelle je viens d'ajouter quelques paragraphes, expressément pour M. Geoffroy de Rœux.

Je dois lui porter mes œuvres aujourd'hui même, sans cela et si l'heure ne me talonnait pas, j'ajouterais tout ce que je sais sur la position prise par Mme de Chambray dans la maison du pauvre vieux Jean Rochecotte, le dernier vivant qui est plus qu'aux trois quarts mort.

Elle l'a fait interdire pour parer à toute idée de testament. Et son avocat a eu beau jeu. Il a prouvé que le bonhomme se laissait littéralement mourir de faim.