Je mis deux jours entiers à lire le manuscrit de Martroy, que j'ai du reste abrégé considérablement.

Je m'étais reporté bien souvent pendant cette lecture aux passages correspondants du dossier de Lucien.

Ces deux recueils pouvaient mutuellement se servir de clef. L'un complétait l'autre.

Cette comparaison, qui aboutissait presque toujours pour moi à une clarté complète, m'avait fourni l'occasion de prendre des notes nombreuses et assez étendues.

J'avais maintenant un troisième dossier: le mien.

Je l'épargnerai au lecteur, qui a dû se former, comme moi et sans mon aide, une certitude bien près d'être absolue.

Le travail de Martroy m'a paru si important et si concluant que je n'ai point voulu en scinder l'intérêt.

Nous serons donc obligés de revenir sur nos pas un instant pour dépouiller la partie de ma correspondance, reçue pendant ces deux jours et ayant trait à notre histoire.


[CORRESPONDANCE]