—J'ai de la mort plein le cœur, répondit Pélagie, et penser qu'il faut qu'on danse à la barrière! La lettre de M. Louaisot disait:
«M. Lucien Thibaut,
Mon métier a été de mentir. J'avais du talent dans cette partie-là. Je parle de moi au passé, parce que je suis mort.
Les morts ne mentent plus. Elle m'a tué parce que je voulais sauver votre femme.
Votre femme est prisonnière dans les caves de la Grande-Maison, rue du Rocher, n°9. Elle n'y est pas seule. Fanchette était pour Mme la marquise aussi dangereuse que Jeanne elle-même, car si la justice avait mis la main sur Fanchette, la condamnation de Jeanne tombait.
En cela, et pour la seconde fois, la justice se serait encore trompée, mais qu'importe, une fois de plus ou de moins.
En tenant Jeanne et Fanchette captives, nous rendions définitive la condamnation de la première, nous devenions héritiers, le bonhomme—le Dernier Vivant—s'éteignait doucement et tout était dit. Mais ça ne suffisait pas. Olympe a dit: «Il n'y a que les morts qui ne gênent jamais...»
Vengez-moi. Pour récompense, je vous rends votre femme.
Voici mes instructions pour arriver jusqu'à elle.
Prenez des hommes de police, si vous voulez, ce sera plus sûr. Munissez-vous de lanternes, car la route souterraine est longue.