Pour ma part, moi, je suis très éloigné de vous blâmer.
Malheureusement—ce qui est bien naturel aussi.—vous avez pour adversaires la famille et les amis de l'innocent autour de qui vous tendez vos filets.
Ceux-là sont plus forts que vous, Madame, non seulement parce qu'ils sont plus riches, mieux posés, plus nombreux, mais encore parce que leur mobile est plus désintéressé que le vôtre. Vous entraînez un malheureux vers le fossé où l'on se casse le cou, ils l'arrêtent et le défendent.
Le monde est avec eux contre vous.
En conséquence, vous allez avoir beaucoup d'ennuis, vous allez vous donner beaucoup de mal, et vous ne réussirez pas.
Un bon averti en vaut deux, dit le proverbe.
Madame, à votre place, moi, je lâcherais prise et j'irais marier ma fille ailleurs.
Pièce numéro 15 bis
(Anonyme, jointe à la précédente. Écriture rappelant celle du N°1.)
17 octobre 64 (sans lieu de départ ni timbre postal).