—Et pour moi?... demanda timidement l'oncle Jean.
—Une aussi.
—Et encore?... dit Penhoël.
Robert sembla hésiter. Le souffle de Madame s'arrêta dans sa poitrine, jusqu'au moment où le jeune M. de Blois répondit enfin:
—Il n'y avait que cela.
Un peu de sang revint alors aux joues pâles de Marthe de Penhoël. Sa paupière trembla, et, sous ses longs cils abaissés, on eût pu voir briller une larme.
Robert reprit:
—Il est tard et je suis bien las... Mais je ne voulais pas me reposer sans savoir les sentiments que l'on gardait ici pour mon pauvre ami Penhoël. Ce que j'ai vu m'a réjoui le cœur... Et la lettre où je lui parlerai de son frère, de son oncle... de tout le monde, ajouta-t-il en se tournant légèrement vers Madame, le rendra bien heureux!... Maintenant, mon très-cher hôte, je vous demande la permission de me retirer... Et avant de monter à ma chambre, si ce n'est pas abuser de votre obligeance, je réclame quelques minutes d'entretien particulier.
Penhoël se leva vivement, comme si cette requête eût répondu chez lui à un secret désir.
—Je suis à vos ordres, dit-il.