—Je n'oublie rien! dit-elle tout bas.

Puis elle reprit en s'adressant à Roger et aux deux filles de l'oncle Jean:

—Amusez-vous, mes enfants... Voici Blanche qui rouvre les yeux... je vais vous la ramener tout à l'heure bien guérie...

NOTES

[1] Petit nom de Satan dans les campagnes de l'Ille-et-Vilaine.

[2] Vapeur qui s'élève vers le milieu du marais de Glénac, au-dessus du dangereux tournant de Trémeulé. Les bonnes gens voient dans cette brume épaisse et blanche la forme d'une femme de taille colossale. Il y a dans le pays une longue légende à ce sujet, et la mort de tous les malheureux engloutis par le gouffre passe sur le compte de la femme blanche.

[3] Les bonnes gens de la campagne morbihanaise confondent, sous le nom de belles-de-nuit, les fleurs que nous appelons ainsi, les étoiles, et les jeunes filles mortes avant le mariage. Cette romance, œuvre de quelque troubadour indigène, n'est qu'une imitation insuffisante du chant original en langue bretonne. Nous citons tout au long la traduction littérale de ce chant, d'autant plus volontiers qu'elle ne se trouve point dans l'admirable recueil des poésies bretonnes, publié par M. Théodore de la Villemarqué.

LES BELLES-DE-NUIT.

«Petite fille, petite étoile, petite fleur!...

«La belle-de-nuit est la fleur aimée de la Vierge Marie.