—Lola, sans doute?

Macrocéphale avança la tête en dehors des branches pour mieux voir.

—Non pas!... dit-il d'un accent étonné, c'est madame de Penhoël!...


Quand Robert et la femme qui l'accompagnait furent arrivés tout auprès de la Tour-du-Cadet, quelques mots de leur entretien parvinrent jusqu'aux oreilles de Pontalès et de maître le Hivain.

C'était bien Marthe de Penhoël. Malgré l'obscurité, on ne pouvait plus s'y méprendre. Elle donnait le bras à Robert, qui la soutenait cavalièrement et marchait d'un pas de parade.

Quand Marthe parlait, Pontalès et l'homme de loi n'entendaient qu'un murmure; quand, au contraire, le jeune M. de Blois fournissait la réplique, ils ne perdaient pas une parole. La voix de Robert était haute, gaillarde, et dénotait beaucoup de bonne humeur.

—Belle dame, disait-il en ce moment, Penhoël n'a pas été plus heureux ce soir que d'habitude... C'est étonnant! le sort ne se lasse pas de persécuter ce pauvre ami!... Avant de mettre le feu à la pile de fagots qu'on a brûlée dans l'aire, Penhoël avait perdu sa dernière pièce de vingt francs... Vous devriez user de votre influence, belle dame, pour le guérir de cette détestable passion!

—Il y a trois ans, répondit Marthe, on ne pouvait pas perdre plus d'un louis d'or dans sa soirée au jeu que jouait le maître de Penhoël...

—Ah! ah! fit Robert, les choses ont donc bien changé!... Au jeu que joue Penhoël, rien n'est plus aisé que de perdre maintenant dans sa soirée une bonne métairie ou quelques arpents de futaie...