Diane jouait, calme et souriante, avec les beaux cheveux ondés de Cyprienne.

Montalt eut un mouvement de dépit et de surprise.

Les deux sœurs semblaient ne plus faire attention à lui. Il s'arrêta et croisa ses bras sur sa poitrine.

—Mes belles, dit-il en soutenant son ton de raillerie, ne me faites-vous plus la grâce de m'écouter?

Diane se tourna aussitôt vers lui, le front libre, les yeux hardiment ouverts.

Cyprienne avançait sa tête, plus timide, derrière celle de sa sœur.

Montalt avait beau faire; son regard s'adoucissait à les contempler si jolies.

—Pourquoi nous chagriner ainsi?... murmura Diane: nous qui voudrions tant vous aimer!

—Vraiment!... fit Montalt avec un dernier effort d'ironie, ceci me paraît léger pour deux filles de gentilhomme.

—Bon!... répliqua Diane librement et comme si elle eût parlé à un vieil ami, vous voilà plus sévère que nous maintenant!... Ne voulez-vous plus que nous vous aimions?