—Ya..., répliqua Bibandier; c'est-à-tire... vui!

—Eh bien!... conduisez-nous.

L'ancien uhlan ne se le fit pas répéter. Il se dirigea aussitôt vers le cavalier, et monta la rampe en précédant les deux amis. Il ne s'arrêta qu'à l'endroit d'où l'on découvrait l'intérieur du boudoir.

Il étendit la main alors d'un geste solennel.

—Tonnez-fus la beine te récârter..., dit-il.

Étienne et Roger poussèrent en même temps un grand cri.

Le hasard avait servi Bibandier. Au moment où les deux jeunes gens suivaient de l'œil sa main tendue, Cyprienne et Diane venaient d'achever leur chant et s'étaient rapprochées du nabab endormi.

Impossible de ne pas les reconnaître, cette fois, car la girandole les éclairait d'une lumière aussi vive que celle du jour.

Ce fut un coup de foudre qui frappa les deux jeunes gens. Ils virent Diane soulever la main du nabab jusqu'à ses lèvres, tandis que Cyprienne le baisait au front.

Ils se retournèrent du côté de leur guide. Le prudent Bibandier avait opéré sa retraite.