Les regards de Blaise et de Robert suivirent sa main étendue.
Malgré la lumière de la lampe, on apercevait aux fentes des contrevents fermés deux ou trois de ces points étincelants qui annoncent le grand soleil.
—Il faut en finir!... dit Robert.
Il se recula jusqu'à l'autre bout de la chambre et, prenant son élan, il vint donner de toute sa force contre le petit meuble. Le choc de son talon produisit un son sec et faible. Ce fut tout.
Le ventre du bahut n'avait même pas fléchi.
—Il y a du fer sous le bois!... murmura-t-il en laissant retomber ses deux mains.
Nos trois gentilshommes, au comble de l'embarras, se regardèrent en silence pendant une bonne minute.
—Messieurs, dit enfin Robert, il faut jouer le tout pour le tout!... Les gens de la maison vont s'éveiller, s'ils ne le sont pas déjà... En cavant au mieux, nous n'avons plus que quelques instants... Ne les perdons pas en efforts inutiles!... Je me souviens d'avoir vu une hache dans la chambre où Nawn nous a introduits d'abord... A l'aide de cette hache, nous aurons bien raison de la doublure de fer!
—Je vais la chercher!... s'écria Blaise.
—Allons tous les deux!... ajouta Bibandier.