—Pour aller nous chercher M. le marquis de Pontalès, avec qui je veux avoir une entrevue.

L'homme de loi secoua la tête.

—J'aurais beau monter au manoir, répondit-il, cela ne vous avancerait guère... Pontalès est un homme habile, je dois en convenir... Il reste là-bas, dans le grand château, pour faire dire aux alentours que les convenances sont gardées et que la maison des Penhoël attend encore ses anciens maîtres dans le cas où ils viendraient payer le prix du rachat.

—Et il n'y a personne au manoir?...

Macrocéphale montra du doigt la façade où ne brillait aucune lumière.

—Personne!... répliqua-t-il, si ce n'est un vieux domestique, chargé du bac, qui demeure dans les communs... C'est toute une comédie... La grande porte du manoir reste ouverte... et Pontalès répète à qui veut l'entendre qu'il espère voir les Penhoël rentrer dans la maison de leurs aïeux.

Robert n'écoutait plus, et semblait méditer sur ce contre-temps.

—Mais si vous voulez, ajouta Macrocéphale, je vais prendre un de vos chevaux et courir jusqu'à Pontalès.

—Il faut que l'entrevue ait lieu ici..., répliqua Robert.

—Eh bien! je vous ramènerai votre homme.