René tomba lourdement, et resta en travers sur le bord du bateau.
Pontalès s'élança en brandissant son couteau sanglant et en criant:
—A l'autre! à l'autre!
L'inconnu, qui était en effet Louis de Penhoël, n'avait point vu le coup qui frappait son frère. Il rejeta derrière lui son manteau et brisa sur son genou le petit bout de la perche.
Le bateau descendait à la dérive vers le milieu du marais.
Le vieux Pontalès tomba, arrêté dans sa course par un coup de massue.
Puis une lutte courte s'engagea entre le nabab et les trois autres assassins; car Bibandier, le bon garçon, voyant que les choses tournaient au tragique, s'était coulé entre les saules et cheminait déjà sur la route de Redon.
Les poignards n'avaient pas beau jeu contre la massue du nabab.
Elle s'abaissa une fois, puis deux, puis trois.
A chaque coup, on entendait un râle.