[83]: Lettre de Bonaparte aux chefs des trois ligues Grises. Milan, 11 novembre 1797. Corresp., t. III, p. 433.
[84]: Proclamation de Bonaparte. Milan, 14 mai 1797 (Correspondance, t. III, p. 47). «C'est à vous qu'il appartient de consolider la liberté de votre pays. C'est le soldat qui fonde les républiques: c'est le soldat qui les maintient. Sans armée, sans force, sans discipline, il n'est ni indépendance politique, ni liberté civile. Quand un peuple entier est armé et veut défendre sa liberté, il est invincible.» Suit le projet d'organisation des gardes nationales.
[85]: Bonaparte ne se faisait pourtant pas illusion sur son œuvre, si du moins on en juge par cette lettre à Talleyrand (Passariano, 7 octobre 1797, t. III, p. 370): «Je n'ai point eu, depuis que je suis en Italie, pour auxiliaire l'amour des peuples pour la liberté et l'égalité, ou du moins cela a été un auxiliaire très faible. Mais la bonne discipline de notre armée, le grand respect que nous avons tous eu pour la religion, que nous avons porté jusqu'à la cajolerie pour ses ministres; de la justice; surtout une grande activité et promptitude à réprimer les malintentionnés et à punir ceux qui se déclaraient contre nous, tel a été le véritable auxiliaire de l'armée d'Italie. Voilà l'historique. Tout ce qui est bon à dire dans des proclamations, des discours imprimés sont des romans.»
[86]: Proclamation de Bonaparte au peuple Cisalpin. Milan, 11 novembre 1797. Corresp., t. III, p. 431.
[87]: Mémoire servant d'instructions pour le citoyen Tilly.—Projet d'une diversion imprévue en Italie et en Allemagne. Ces deux mémoires, conservés aux Archives nationales, ont été analysés par Iung: Bonaparte et son temps, t. I, p. 419.
[88]: Iung, ouv. cit., t. I, p. 416.
[89]: «Il s'agit de savoir si la République de Gênes veut ou ne veut point renvoyer de ses États le nommé Tilly et tous les autres agents ou suppôts de la Convention soi-disant nationale ... et la remise des propriétés de la France à Gênes ... sinon le blocus aura lieu, et la destruction du commerce de Gênes sera complète.» Cité par Iung, t. I, 417.
[90]: C'est sans doute à ce moment et probablement dans les bureaux de Tilly que fut composée, à Gênes, une chanson contre les Anglais, dont M. Boccardi, le savant professeur de l'Université de Gênes, cite le couplet suivant dans ses Imbreviature di Giovanni Scriba:
Les Génois avaient dit entre eux:
Les Anglais sont de f... gueux;
Ne dansons désormais
Aucun pas anglais;
Dansons la Carmagnole,
Vive le son, vive le son!
Vive le son du canon!
[91]: Lettre citée par Iung, t. I, 433.