[261]: Passariano, Correspondance, III, 376.
[262]: Passariano, Id., III, 390.
[263]: Œuvres de Napoléon à Sainte-Hélène. Édition de la Correspondance, t. XXIX, p. 355.
[264]: Correspondance, t. XXIX, p. 355.
[265]: Un des admirateurs de Napoléon, Stendhal, n'est-il pas dans le vrai, lorsqu'il écrit dans sa curieuse Histoire de Napoléon (p. 270): «À l'occupation de Venise finit la partie poétique et parfaitement noble de la vie de Napoléon. Désormais, pour sa conservation personnelle, il dut se résigner à des mesures et à des démarches, sans doute fort légitimes, mais qui ne peuvent plus être l'objet d'un enthousiasme passionné.»
[266]: Il nous faut pourtant signaler une exception. Les Milanais, sans doute par ressentiment héréditaire, ne témoignèrent que peu de sympathies à Venise. Une presse, probablement vendue, se permit même contre l'infortunée République de cruelles attaques. C'est à Milan que furent publiés divers factums très violents: Testamento del leone Adriatico, Trame degli oligarchi Venedi, I delitti della Veneta aristocratia, etc. À Milan furent aussi composées et gravées de nombreuses caricatures. L'une d'entre elles intitulée I funeralli della republica Adricatica, figure le lion de Saint-Marc, jambes liées et tête en bas, porté, comme un trophée de chasse, par des soldats français. Une autre caricature est intitulée: Il faut danser, et, en effet, le Vénitien Pantalon danse d'une façon grotesque, mais c'est un soldat fiançais qui lui tire la barbe.
[267]: Alfieri, Conclusion du Miso Gallo. Traduction inédite d'Hugues.
[268]: Correspondance, t. III, p. 395.
[269]: Voir les belles lettres d'Ugo Foscolo dans Jacopo Ortis. Lettre du 11 octobre 1797: «Le sacrifice de notre patrie est consommé: tout est perdu; et la vie, si l'on daigne nous la laisser, ne nous servira plus qu'à déplorer nos malheurs et notre infamie. Mon nom est sur la liste de proscription, je le sais: mais veux-tu donc que, pour me soustraire à mes oppresseurs, je me livre à des traîtres? Console ma mère: Vaincu par ses larmes, je lui ai obéi, et j'ai quitté Venise pour éviter les premières persécutions qui sont toujours les plus cruelles.» Lettre du 13 octobre: «Dans quel lieu chercherai-je un asile? Sera-ce dans l'Italie, cette terre prostituée qui devient sans cesse le prix de la victoire? Pourrais-je voir devant mes yeux ces hommes qui nous ont dépouillés, insultés, vendus, et ne pas répandre des larmes de colère? Dévastateurs des peuples, ils se servent de la liberté, comme les papes se servaient des croisades... Et ces autres misérables, ils ont acheté notre esclavage et reconquis, au prix de l'or, ce qu'ils avaient lâchement perdu par les armes. Ah! pourquoi nous faire voir et sentir la liberté, pour nous la ravir ensuite pour toujours et avec tant d'infamie!»
[270]: Le discours de Villetard est rapporté par Botta, liv. XII.