—Oui.

—Dans huit jours, qu'elle revienne. Si elle n'est pas heureuse, elle te quittera.

Je consentis du geste. Le silence se fit. Il semblait que personne n'osât le rompre.

Enfin nous sortîmes et, de nouveau à cheval, je repartis, toujours suivi de mon escorte.

Chemin faisant, nous rencontrâmes plusieurs personnes qui connaissaient ma nouvelle famille. Elles étaient déjà informées de l'événement, et, en saluant la jeune fille, elles lui disaient:

—Eh! quoi? Tu est maintenant la vahiné d'un français? Sois heureuse.

Un point m'inquiétait. Comment Téhura (ainsi se nommait ma femme) avait-elle deux mères?

J'interrogeai donc celle qui, la première, me l'avait offerte:

—Pourquoi m'as tu menti?

La mère de Téhura me répondit: