Si simples que cela, les blancs et les noirs de Vélasquez.

J’aime à entendre ces gens-là. Ces jours terribles où l’on se croit bon à rien, où l’on jette ses pinceaux: on se souvient d’eux et l’espoir renaît.

Les vrais ambassadeurs sont ceux qui n’ont pas trop confiance dans leur intelligence, répondent évasivement, s’habillent et reçoivent très bien.

Au musée du Louvre, les conservateurs semblent aussi être dans le même cas. Cependant, cependant... ne pourrait-on pas trouver mieux?

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Je vous parle beaucoup d’un tas de choses, malgré ma promesse de vous parler des Marquises. Ce serait de la traîtrise, vous alléchant par un titre pompeux en espoir d’un tout autre chose qu’à Paris, mais qu’on m’excuse moi-même y ayant été pincé. J’y suis, avalons la pilule. En revanche, mon pinceau peut se rattraper. Il y a bien de superbes montagnes que je pourrais vous décrire plus ou moins mensongèrement, mais il me faudrait le talent descriptif avec un tas d’adjectifs que je ne connais pas et qui sont si familiers à Pierre Loti.

Bien des choses étranges et pittoresques ont existé autrefois, mais aujourd’hui il n’y a plus de traces, tout a disparu.

La race disparaît chaque jour, disséminée par les maladies européennes; jusqu’à la rougeole qui a atteint les grandes personnes.

Les tracasseries de l’Administration, l’irrégularité des courriers, les charges d’argent qui écrasent la colonie, rendent tout commerce impossible. Par suite, les commerçants font leurs malles.

Rien à dire si ce n’est parler des femmes et coucher avec.