Il faut que cela soit et après tout ça n’a pas de conséquence. La terre tourne toujours. Tout le monde chie. Zola seul s’en occupe.
Mon grand-père me disait: «De notre temps!» et à mon tour, grand’père, je dirai: «De mon temps.» Notre et mon, il y a une nuance. C’est la marche ascendante du moi sur le vous.
On nous parle d’Abraham, de la famille, de César, de Brutus, etc... C’est qu’on a du temps à perdre. Abraham est là-bas, et les enfants qu’on ne sacrifie plus sont aux cinq parties du monde. L’un est ministre et son frère est maquereau. Le fils à Brutus c’est aujourd’hui le fils à papa. Allez donc philosopher avec tout ça, à moins qu’on veuille dire par là Chi va piano va sano.
Les gens graves regardent un hareng sec, sec, sec pendu à un clou de la muraille, lui disant: «Hareng saur de là» tout comme les augures dans la belle Hélène qui font aussi leurs calembourgs.
Soyons tous dans le train, soyons bécarres, demi-bécarres, très snobs.
Sinon, nous courons le risque qu’un nouveau Roujon, directeur de la vie, nous dise que nous sommes trop révolutionnaires.
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Ces nymphes, je les veux perpétuer... et il les a perpétuées, cet adorable Mallarmé; gaies, vigilantes d’amour, de chair et de vie, près du lierre qui enlace à Ville-d’Avray les grands chênes de Corot, aux teintes dorées, d’odeur animale, pénétrantes; saveurs tropicales ici comme ailleurs, de tous les temps, jusque dans l’éternité.
Les tableaux et les écrits sont des portraits de l’auteur. La pensée n’a d’œil que pour l’œuvre. Regardant le public, l’œuvre s’effondre.
Quand l’homme me dit: «Il faut,» je me révolte.