La seule qui grogne en mangeant et tous la craignent même les mâles, à moins que pour l’un d’eux elle ait un caprice. Mais alors, elle mord, elle griffe et le mâle subit les coups s’inclinant devant celle qui porte si bien les culottes. Tous les animaux savants deviennent stupides sachant à peine trouver d’eux-mêmes leur nourriture, incapables de chercher les médicaments qui guérissent. Les chiens finissent par avoir de mauvaises digestions, font des incongruités, le sachant, mais ne se doutant pas qu’ils sentent mauvais.
Les hommes ont à se plaindre et l’on décrète de faire une pétition. Le plus courageux rédige, mais quand il s’agit de trouver des signatures, les moineaux s’envolent. La foule est réunie, le plus imbécile de tous se mouche par trop extraordinairement et la foule au même instant sans invite aux signatures, tous sans hésiter, se met en mouvement et assassine. Les braves ont marché bravement devant la mitraille, puis un repos dans le camp, la sentinelle de garde se met à péter criant: «Les Prussiens!» Ces mêmes braves foutent le camp jusqu’à ce que l’aide de camp, arrivant au galop, leur crie: «C’est rien, mes amis, c’est un fusil qui a permuté.»
Je me trouvais en rade de Rio-de-Janeiro. J’étais pilotin. Chaleur extrême, tout le monde couchait sur le pont. Qui derrière, qui devant. Le mousse endormi, rêva trop brusquement, brusquement aussi il tomba dans l’eau. «Un homme à la mer!» et tout le monde réveillé regardait imbécilement le mousse entraîné par le courant qui défilait le long du navire vers l’arrière. Un matelot nègre s’écria: «Lui foute, qué tonnerre, il va se noyé.» Sans raisonnement le terre-neuve se jeta à la mer et conduisit le petit mousse à l’échelle de l’arrière.
Hier c’était le Congrès en faveur de la paix; on connaît le résultat. Que demain cent mille Français animés d’un je ne sais quoi, et entraînés par un imbécile quelconque qui ne serait pas Déroulède, refusent le service militaire et tout le monde suivra l’exemple.
Deux locomobiles suivent le 0 degré de longitude, mais en sens inverse. Que va-t-il se passer, et le choc sera-t-il terrible?
Je ne le pense! Faute de charbon elles ne se rencontreront pas.
C’est cela en ce moment. Les deux machines sont en route vers l’Avenir (roman de Zola). Faute d’argent, sans Congrès, la guerre sera terminée. Ce sera la paix. A force de raisonner, les engins de guerre devenus beaucoup trop chers, le charbon manquera. Ce sera le moment de réunir de nouveaux
Les anges à tout le monde.