Très observateur, Monseigneur le diable.
Prenez garde aux âmes pures, et si vous faites quelqu’un cocu ne surveillez pas le mari, mais votre escarcelle.
Il s’agit de déboucher une bouteille qui fait son étroite.
Sans y parvenir chacun exerce ses forces préparant la besogne, le dernier, un malin, sans effort débouche la bouteille.
Intentionnellement, plutôt par traîtrise que par instinct, par-ci par-là, je gauloise. C’est que je veux interdire la lecture de ce recueil aux bégueules. Ces insupportables bégueules qui ne savent s’habiller qu’avec une livrée.
«Tu comprends, mon ami, que je ne puis aller avec ma femme légitime à tes réceptions où il y a ta maîtresse.»
Quand Madame est là (c’est une femme honnête, puisque mariée), personne ne grivoise. La soirée finie, tout le monde rentré chez soi, Madame la femme honnête qui a bâillé toute la soirée, cesse de bâiller et dit à son mari: «Si nous disions des cochonneries avant d’en faire.» Et le mari de dire: «Disons des cochonneries seulement (car ce soir j’ai trop mangé).»
Une jeune femme célibataire qui a passé brillamment son doctorat en médecine n’ose être spécialiste pour les maladies secrètes et dit, en rougissant: le machin.
A propos du machin, aujourd’hui que c’est la mode d’envoyer les jeunes filles pures étudier la peinture dans les ateliers en même temps que les hommes, il est à remarquer que toutes ces vierges dessinant le modèle mâle tout à fait nu font avec beaucoup de soin le machin plus ressemblant que la figure. Sorties de l’atelier, ces jeunes vierges, étrangères pour la plupart, toujours respectables, l’œil pudique légèrement baissé, le regard entre les cils, vont se soulager à Lesbos.
Curieuse anomalie...